PORTRAIT : AHLASSANE DOUMBOUYA COLLEUR DE SEAUX A FRIA



Dans notre pays où le chômage bat son plein de jour en jour, il est du ressort de chacun de trouver comment vivre et s’adapter à la crise qui ne finit pas. La personne que nous allons vous présenter a su se retrouver dans cette galère.
Nous l’avons rencontré dans le quartier aviation. Communément appelé « kolé kolé », Mr Alhassane DOUMBOUYA est un résident du quartier de Katourou III (M’balia), il nous raconte comment il en est arrivé là :
Friainfo: Bonsoir, présentez-vous à nos lecteurs ?
Mr DOUMBOUYA: Mon nom est Alhassane DOUMBOUYA. Je suis célibataire.
Friainfo: Comment avez débuté ce travail?
Mr DOUMBOUYA: Je travaillais dans une entreprise à l’usine (entreprise Diaka KANTE) en tant que menuisier en fin DP. L’entreprise ayant été fermée, j’étais obligé de trouver quelque chose à faire. C’est ainsi j’ai débuté de faire ce que les gens appellent « kolé kolé ».
Friainfo: Avez-vous appris ce métier ?
Mr DOUMBOUYA: Non. Pour la petite histoire, c’était une fois (plus de 2 ans) quand ma petite sœur m’a demandé de lui donner de l’argent pour coller un de nos bidons qui était percé. Ce jour je n’avais pas d’argent, alors je lui ai dit de laisser tomber les petits léonais et que je collerai moi-même le bidon après. Depuis que j’ai collé ce bidon ma famille, mes voisins et amis disent « si tu as un bidon percé va voir Doumbouya ». C’est ainsi que par manque de travail j’ai réfléchi et ce n’était pas loin.
Friainfo: En quoi consiste exactement votre travail et quel sont vos outils de travail?
Mr DOUMBOUYA: C’est de coller de bidons percés, des seaux, bassines, en général tout ce qui est en caoutchouc. Quant aux outils, il y a du caoutchouc, un petit fourneau, des couteaux et des penches.
Friainfo: Ce métier vous permet-il de subvenir à vos besoins ?
Mr DOUMBOUYA: Il n’y pas de sot métier. Depuis plusieurs mois que je fais ce métier, je ne suis pas rentré sans au moins 25000 Gnf. Je parcours à pied chaque jour deux à trois quartiers pour faire mon travail.
Friainfo: Quel conseil avez-vous à donner aux jeunes de Fria ?
Mr DOUMBOUYA: Le conseil que je donnerais à mes frères c’est de se mettre au travail car tout le monde ne pas travailler à l’usine. Alors il faut trouver de quoi vivre et cesser de toujours quémander. Quant aux autorités, c’est de trouver un alternative à nous les jeunes à part l’usine.
Et il a vraiment raison le sieur DOUMBOUYA, il n’ya vraiment pas de sot métier car il y trouve son compte et surtout son argent. Ne soyez donc pas étonnés messieurs les vendeurs de récipients en plastic si vos ventes baissent. La raison est que Mr DOUMBOUYA prend soin de ces objets.
Mamadou Aliou SACKO