MR PHILIPPE CORDUANT NOUS A RENDU VISITE
Il est ce qu’on peut appeler un ancien de Fria. Il y a effectué plusieurs séjours dans les années 60, 70 et 90. Aujourd’hui retraité, il partage son temps entre sa famille et l’ONG ‘‘GUINEE SOLIDARITE’’ dont il est le président.
De passage à Fria avant son périple foutanien, Mr Philippe CORDUANT a bien voulu répondre à quelques questions. C’était à la sortie de la messe, dimanche 31 janvier 2010. A bientôt 72 ans, il nous livre ses sentiments . . .
Friainfo : Quelles retrouvailles Mr CORDUANT ! Comment se sont passées ces moments ?
Mr Philippe CORDUANT : Je retrouve la Guinée avec le même plaisir que les autres fois.
Friainfo : Parlez-nous un peu de vos différents séjours en Guinée.
Mr Philippe CORDUANT : Je suis arrivé pour la 1ère fois en 1963. Jeune marié que j’étais, je suis resté comme en voyage de noces jusqu’en 1967. Je suis revenu de 1977 à 1981 cette fois-ci avec quatre enfants Valérie, Benoit, Fabienne et Sévérine.
Je suis revenu plusieurs fois en mission entre 1995 et 1997 dans le cadre de l’informatique au compte de Péchiney.
Friainfo : Qu’est-ce qui vous a beaucoup marqué à cette époque ?
Mr Philippe CORDUANT : A cette époque, il y avait assez ce contact entre les expatriés et les guinéens. Lors de mes derniers séjours vers 1997, je voyais déjà les changements venir jusqu’à la rupture avec Péchiney.
Friainfo : Et les mauvais moments ?
Mr Philippe CORDUANT : Disons que nous avons été très déçus de la période 2002 à 2007 lorsque le goudron avait été enlevé et que Fria ressemblait à une ville du Far-West. On s’était dit : ça y est, c’est complètement foutu. Heureusement que depuis 2007, vous avez un très beau goudron et que la ville redevient un peu de ce qu’elle a été.
Friainfo : Et de votre engagement avec GUINEE SOLIDARITE ?
Mr Philippe CORDUANT : Lorsque j’ai pris ma retraite en 1998, j’avais rencontré Nadine BARRY à Strasbourg. Voyant ce qu’elle faisait, je lui ai dit qu’avec les relations que j’ai, je pouvais lui apporter un appui car je porte la Guinée dans mon cœur.
Mon défi a donc été de développer GUINEE SOLIDARITE Provence. Au bout de quelques années, on rattrapé et dépassé Strasbourg en effectifs, en chiffre d’affaires et en volume d’activités.
Une partie de ces activités a même profité à Fria.
Friainfo : Parlant de Fria, n’est-ce pas un peu injuste que vous opérez plus ailleurs qu’ici ?
Mr Philippe CORDUANT : Bon disons que nous avons envoyé beaucoup de conteneurs à Fria avec du matériel médical, des livres scolaires, etc.
Mais, j’avoue que nous avons été un peu déçus par le fait que nous avons essayé d’aider des structures qui n’étaient pas suffisamment pérennes. Peut-être parce que les gens sont mutés. S’agissant des manuels, on a d’abord travaillé avec la DPE puis grâce à Bébel, on a un peu orienté tout ça vers la Mairie.
Le manque de retour d’informations nous décourage quand même un peu. Mais, nous n’avons pas baissé les bras. On continue à chercher des partenaires fiables sur le terrain.
Friainfo : Il existe pourtant sur le terrain des associations dont le travail et l’efficacité sont reconnues. Pourquoi ne pas travailler avec elles ?
Mr Philippe CORDUANT : Tout à fait. Pour ne pas se disperser sur 36 associations, on pourrait en sélectionner une ou deux et mener avec des actions de longue durée.
Friainfo : Votre séjour ne semble-t-il pas court pour tout cela ?
Mr Philippe CORDUANT : Oui, trois petites journées seulement. Mais je dois me rendre à Mamou où nous avons un centre pour handicapés. Il s’agit de la passation de service entre les coopérants responsables qui partent et ceux qui arrivent.
Friainfo : Merci Mr CORDUANT, nous vous souhaitons un bon séjour.
Mr Philippe CORDUANT : Merci à vous aussi et merci pour tout le travail que vous faites. Votre travail nous permet de rester au contact de cette ville et d’avoir des nouvelles de gens qu’on a connus.