LES LYCEENS POURSUIVENT LEUR MOUVEMENT DE REVOLTE
Après le mouvement de révolte et les actes de vandalisme du lundi et les tentatives de médiation qui ont suivi, on s’attendait à une accalmie mais il n’en rien été. Les actes de vandalisme ont repris et ont même connu un degré rarement atteint.
Cette fois-ci, ce sont les élèves du collège Hadja N’Mah CAMARA qui se sont soulevés. Visiblement énervés d’avoir été caillassés par les lycéens de CABRAL, ils ont à leur tour mené une action punitive leurs agresseurs de la veille. Arrivés au niveau du collège TITO et du lycée CABRAL, ils ont jeté des cailloux mais devant la riposte, ils se sont repliés. En remontant, ils sont venus s’en prendre au complexe LA SOURCE (ex collège KIMBO) où ils ont encore jeté des cailloux. Probablement affolé à la vue de tant d’élèves, le gardien a tiré un coup de feu en l’air pour les disperser. Ce qui a eu pour effet de les énerver davantage. Ces élèves ont franchi le grillage pour démolir presque entièrement une des salles de classes et blessant au passage des dizaines d’enfants.
Les dégâts sont immenses et l’école aura du mal à s’en remettre. Devant la tournure que prennent les évènements, les autorités ont fait appel à un contingent de militaires venus de Conakry pour assurer l’ordre. Ce mercredi matin, le calme semblait enfin revenu. Par mesure de sécurité, la DPE a fait fermer toutes les établissements scolaires jusqu’au vendredi. Et le Gouverneur de la région de Boké était même attendu ce soir pour dénouer la crise qui menace la tranquillité de la cité.
Les lycéens à l’origine du mouvement de contestation ont ajouté quelques points à leurs revendications : ils ne veulent plus de leur surveillant général Mr BAYAMAR et de deux professeurs : Mr Salif Betty BANGOURA et Mr MARA qu’ils accusent de la plupart de leurs maux.
En attendant, il règne sur la ville un calme précaire et déjà s’installe la crainte de vivre encore une année scolaire fortement perturbée comme ce fut le cas en 2009 et en 2011.