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Publié par Friainfo

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Lancée depuis le mercredi 4 avril 2012, la grève des travailleurs de l’usine de Fria se poursuit. Elle a même pris une autre dimension en se déplaçant sur le terrain juridique.

Alors que jusque-là, tout se déroulait dans le calme, les évènements se sont accélérés pendant le week-end pascal. Constatant une baisse des stocks de fuel sans lesquels la ville ne serait plus alimentée en eau, les grévistes ont affrété vendredi 6 avril  une locomotive et quelques citernes pour s’approvisionner au port. Ne l’entendant pas de cette oreille et déterminée à empêcher tout approvisionnement, la Direction de Rusal n’a pas trouvé mieux que de bloquer la voie ferrée avec un véhicule 4x4. Inutile de dire que cet acte désespéré n’a servi à rien et que 4 citernes ont pu remonter vers Fria.

Ce geste a eu pour conséquence de mettre les nerfs des grévistes à vif. Les plus extrémistes sont allés jusqu’à jeter des pierres sur les véhicules et les bureaux du personnel russe encore présent à Fria. Ils ont été finalement évacués vers Conakry dans la journée du dimanche.

Attendue par les deux parties, l’audience qui devait s’ouvrir ce mardi 10 avril a été renvoyée au vendredi 13. Espérée depuis longtemps, l’implication personnelle du Chef de l’Etat avec les travailleurs de Fria le même jour dans l’après-midi vient peut-être décrisper une situation  très tendue. Le Professeur Alpha CONDE leur a demandé d’observer le calme et de continuer les négociations pour trouver une solution.

Cet énième conflit cyclique (depuis 2009, les mois de mars et avril ont toujours donné lieu à des mouvements de grève) survient à un moment difficile pour Rusal. La compagnie croule sous les dettes et souffre d’une gestion calamiteuse. La situation économique mondiale est désastreuse et Rusal est très malade. Sa dette dépasse 3 fois ses capitaux propres et elle est contrainte de fermer la moitié de ses usines. A cause de sa rentabilité, de sa position géostratégique et de son faible prix de revient, Fria reste plus ou moins épargnée par cette crise.

Dans la situation actuelle, il faut imposer à Rusal-Friguia de mettre en place des outils de gouvernance d'entreprise - un conseil d'administration - un conseil de surveillance et un comité d'éthique composé de certains travailleurs et quelques syndicalistes pour porter des jugement sur la gestion locale de Rusal à Fria.

Seulement, obnubilée par sa volonté de devenir et de rester numéro un mondial du secteur, Rusal risque de faire comme la grenouille qui voulait se faire aussi grosse que le bœuf.

Ceux qui connaissent cette fable savent comment elle se termine.

 

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L
<br /> Si tout le partenaire de la guinée s’appelait Rusal les guinéen doive aller chercher du travail dans les autre pays.<br /> <br /> <br /> If all the partner of Guinea were called Rusal the guinéen must go to seek work in the other country.<br />
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