l'usine de Friguia est probablement un cas unique dans le monde, construite en pleine terre africaine, à 160 km du port de Conakry, elle doit aujourd'hui
assurer le fonctionnement d'une ville où la population ne cesse de grimper.
Cet eldorado des années 60, où chacun vivait au crochet (mais tout était prévu pour cela) de ce gros bijoux s'est lentement détérioré. Le support qu'apportait
la société à chaque collaborateur est devenu de plus en plus difficile à supporter. Péchiney n'avait probablement pas prévu un tel succès!!!!
Economat, logements, hopital, école, tout celà à fini par peser très lourd compte-tenu de l'afflux de population attiré par le succès de cette entreprise
hors-normes. L'économat a été le premier à disparaitre, l'école n'a pas survécu au départ de Pechiney, les logements sont devenus insuffisants et ne sont pas entretenus comme cela le
devrait.
Le déclin n'est pas seulement à mettre seulement au compte de la surpopulation de Fria, il y a eu aussi l'appat du gain des différents gestionnaires, le manque
d'entretien et le manque d'investissement. Les périodes prospères n'ont pas été mises à profit pour améliorer l'outil de travail qui doucement, et ceci malgré le dévouement du personnel,
s'est progressivement dégradé.
Pensez donc, le groupe énergétique qui dans les belles années bénéficiait de remise à niveau régulières par les fournisseurs eux-mêmes, s'est retrouvé dans les
années 93 à bout de souffle. Le coeur de l'usine avait les artères en mauvais état et risquait régulièrement la "crise cardiaque". Les plus gros ivestissements que j'ai connu au GE l'ont été
entre 1996 et 1999, époque sans doute la plus noire de l'histoire de la société placée en redressement judiciaire.
Une usine de cette taille ne représente pas qu'un potentiel industriel, elle est aussi le reflet des hommes qui y ont travaillé souvent avec amour.
Pour cette simple raison, ce patrimoine guinéen a droit à tous les égards, il représente la vie de plusieurs générations de friakas, d'expatriés, qui tous en
commun ont oeuvré pour la prospérité de Friguia, de la cité et par conséquent de la Guinée.
Oui, je soutiens les ouvriers en grève, ce qui n'est pas dans mes habitudes. Je les soutiens car Friguia a besoin qu'on l'écoute, qu'on la
respecte, qu'on la soigne.
Friguia ne doit pas être une source de profit pour les grandes puissances qui viennent en Afrique pour y remplir leurs comptes en banques, Cette usine doit
faire l'objet de tous les soins et de l'attention du gouvernement de la République de Guinée. Pour toutes ces raisons, je défends les ouvriers qui plus que tous les autres, ont droit au
salaire minimum garanti par la convention.
J'ai connu le temps ou un ouvrier de Friguia était envié en Guinée pour son salaire, ses avantages sociaux... Alors pourquoi cela n'est-il plus possible
aujourd'hui?
Friguia appartient à la Guinée et je trouve indécent que quiconque veuille s'en approprier aujourd'hui sans tenir compte des gouttes de sueur laissées par les
diverses générations qui se sont battues pour sa prospérité.
J'ai envie de crier "Allez Friguia, défends toi, tu es et resteras unique"
Commentaire n°2 posté par Raymond avant-hier à 22h29
l'usine de Friguia est probablement un cas unique dans le monde, construite en pleine terre africaine, à 160 km du port de Conakry, elle doit aujourd'hui assurer le fonctionnement d'une ville où la population ne cesse de grimper.
Cet eldorado des années 60, où chacun vivait au crochet (mais tout était prévu pour cela) de ce gros bijoux s'est lentement détérioré. Le support qu'apportait la société à chaque collaborateur est devenu de plus en plus difficile à supporter. Péchiney n'avait probablement pas prévu un tel succès!!!!
Economat, logements, hopital, école, tout celà à fini par peser très lourd compte-tenu de l'afflux de population attiré par le succès de cette entreprise hors-normes. L'économat a été le premier à disparaitre, l'école n'a pas survécu au départ de Pechiney, les logements sont devenus insuffisants et ne sont pas entretenus comme cela le devrait.
Le déclin n'est pas seulement à mettre seulement au compte de la surpopulation de Fria, il y a eu aussi l'appat du gain des différents gestionnaires, le manque d'entretien et le manque d'investissement. Les périodes prospères n'ont pas été mises à profit pour améliorer l'outil de travail qui doucement, et ceci malgré le dévouement du personnel, s'est progressivement dégradé.
Pensez donc, le groupe énergétique qui dans les belles années bénéficiait de remise à niveau régulières par les fournisseurs eux-mêmes, s'est retrouvé dans les années 93 à bout de souffle. Le coeur de l'usine avait les artères en mauvais état et risquait régulièrement la "crise cardiaque". Les plus gros ivestissements que j'ai connu au GE l'ont été entre 1996 et 1999, époque sans doute la plus noire de l'histoire de la société placée en redressement judiciaire.
Une usine de cette taille ne représente pas qu'un potentiel industriel, elle est aussi le reflet des hommes qui y ont travaillé souvent avec amour.
Pour cette simple raison, ce patrimoine guinéen a droit à tous les égards, il représente la vie de plusieurs générations de friakas, d'expatriés, qui tous en commun ont oeuvré pour la prospérité de Friguia, de la cité et par conséquent de la Guinée.
Oui, je soutiens les ouvriers en grève, ce qui n'est pas dans mes habitudes. Je les soutiens car Friguia a besoin qu'on l'écoute, qu'on la respecte, qu'on la soigne.
Friguia ne doit pas être une source de profit pour les grandes puissances qui viennent en Afrique pour y remplir leurs comptes en banques, Cette usine doit faire l'objet de tous les soins et de l'attention du gouvernement de la République de Guinée. Pour toutes ces raisons, je défends les ouvriers qui plus que tous les autres, ont droit au salaire minimum garanti par la convention.
J'ai connu le temps ou un ouvrier de Friguia était envié en Guinée pour son salaire, ses avantages sociaux... Alors pourquoi cela n'est-il plus possible aujourd'hui?
Friguia appartient à la Guinée et je trouve indécent que quiconque veuille s'en approprier aujourd'hui sans tenir compte des gouttes de sueur laissées par les diverses générations qui se sont battues pour sa prospérité.
J'ai envie de crier "Allez Friguia, défends toi, tu es et resteras unique"