L’ÉLECTRICITÉ ENFIN RETABLIE AU MARCHÉ CENTRAL ET AU PLATEAU DE FRIA
Depuis un mois, le marché central de Fria, la Mosquée centrale, la Sotelgui, la BICIGUI, ECOBANK, l’Hôpital préfectoral, l’Eglise catholique et plusieurs maisons environnantes du Plateau étaient privées d’électricité. Cette panne qui est survenue à la mi-février était due à un incendie du transformateur qui les alimentait.
Leur cauchemar est en train de prendre fin ce week-end grâce à la Compagnie RUSAL qui a fourni un transformateur pour remplacer celui qui avait brûlé. Si les riverains sont maintenant soulagés, cette panne prolongée relance un contentieux qui dure depuis 1992 quand les populations en colère avaient saccagé les locaux de l’ancêtre d’EDG (Electricité de Guinée), la défunte ENELGUI. Pour des problèmes de surfactures.
Sachez avant tout qu’une loi guinéenne oblige tout producteur d’énergie électrique à passer par l’EDG pour revendre sa production à des tiers. Fixée à un certain tarif défini par la même loi, cette énergie est revendue aux consommateurs par EDG. EDG qui encaisse au passage un pourcentage conséquent sur les MWh redistribués, a aussi pour mission d’entretenir le réseau électrique. Seulement, depuis 18 ans, EDG facture normalement les clients mais ne reverse aucun sou à la Compagnie RUSAL qui supporte seule toute l’énergie consommée en ville. Pire, tous les frais d’entretien (câbles défectueux, transfos, poteaux, fusibles, etc.) sont assurés par l’usine. Personne n’a pu pour l’instant voir clair dans cette affaire. EDG se défend en affirmant que Fria lui coûte plus qu’elle ne lui rapporte mais ne met pas le problème sur la table pour que tous les acteurs (état, EDG, populations) y trouvent une solution idoine.
L’esprit du changement suppose aussi que tous les problèmes (surtout les plus cruciaux) soient discutés et solutionnés dans l’intérêt de tous. Le courant a, dans un passé récent, été la cause de soulèvements et de vandalisme dans la cité de l’alumine. Il serait urgent que tous se penchent enfin sur cet épineux problème.