Comme il a été dit par les administrateurs d'ARSYF, le SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti) a été
créé en 1950 au même moment que les conventions collectives supprimées lors du régime de Vichy.
Comment le SMIG a été déterminé à sa création?
En 1950, le droit de grève est accordé aux fonctionnaires français. Au 11 février de la même année, sont adoptées
par le Conseil d’Etat français, les lois sur les conventions collectives, la liberté de négocier les salaires et les conditions de travail. Celle-ci marque une première étape dans la
promotion du dialogue social en France. L’Etat français qui jusque là voyait les relations professionnelles sous l’angle de la morale et non de la négociation entre partenaires sociaux va
pour la première fois reconnaitre les accords d’établissement - et dans sa généralisation territoriale et professionnelle - en l’ouvrant au-delà des seuls secteurs du commerce et de
l’industrie. Elle crée le SMIG salaire minimum national interprofessionnel garanti. Au début, on conçoit le panier de la ménagère qui devait être le référentiel du SMIG. C’est donc un
salaire tutélaire qu’on proposait aux travailleurs et non un salaire leur permettant de s’épanouir. Le SMIG était proposé aux ouvriers en fonction des situations de chacun : lieu
d’habitation (ville ou campagne), niveau d’étude et de promotion, etc. Pendant que l’inflation battra son plein, les ouvriers stagneront dans cette fourchette de salaire de survie que leur
donne le SMIG. D’où la nécessité de son changement par le SMIC vingt ans après plusieurs débrayage et de mouvements ouvriers. Ce changement du « G » par « C » est
pratique et symbolique.
Il est pratique dans la mesure où il offre une double indexation, c’est-à-dire il maintient d’une part le pouvoir
d’achat des travailleurs et d’autre part il est fixé sur la base de la croissance économique.
Ce changement est aussi symbolique parce que le SMIG était un salaire de survie tandis que le SMIC lui, il est
défini selon cette idée que comme tout travailleur participe à la croissance de la nation ou de son entreprise, de ce fait, il a le droit d’avoir des jouissances de cette croissance.
Et en France jusqu’à présent ce facteur n’est pas remis en cause. Le SMIC a d’ailleurs été revalorisé depuis le 1er janvier 2010 à 8,86 euros l’heure ; soit plus de
60.000 francs guinéens au bas mot.
Pourquoi les travailleurs guinéens ne pourraient-ils pas bénéficier des avantages de la richesse qu’ils
créent ?
A mon avis, la seule manière pour les travailleurs de RUSAL d’honorer l’âme du Docteur FOFANA qui est tombé sur le
champ de bataille, est de ne pas céder. Ils doivent tout faire pour passer le cap du SMIG à celui du SMIC car le défunt s’est toujours battu pour l’amélioration des conditions de vie des
travailleurs guinéens. Et le SMIC est une occasion en or qu’ils ne doivent pas apostropher pour eux et les générations futures.
La Guinée en nous éternellement !
Mohamed KOUYATE,
Etudiant en Master de Sociologie à l’Université de Rouen,
France
Spécialité : Changements Institutionnels, Risques et Vulnérabilités
Sociales.
Commentaire n°1
posté par KOUYATE Mohamed il y a 4 jours à 14h33
De la différence entre le SMIG et le SMIC.
Comme il a été dit par les administrateurs d'ARSYF, le SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti) a été créé en 1950 au même moment que les conventions collectives supprimées lors du régime de Vichy.
Comment le SMIG a été déterminé à sa création?
En 1950, le droit de grève est accordé aux fonctionnaires français. Au 11 février de la même année, sont adoptées par le Conseil d’Etat français, les lois sur les conventions collectives, la liberté de négocier les salaires et les conditions de travail. Celle-ci marque une première étape dans la promotion du dialogue social en France. L’Etat français qui jusque là voyait les relations professionnelles sous l’angle de la morale et non de la négociation entre partenaires sociaux va pour la première fois reconnaitre les accords d’établissement - et dans sa généralisation territoriale et professionnelle - en l’ouvrant au-delà des seuls secteurs du commerce et de l’industrie. Elle crée le SMIG salaire minimum national interprofessionnel garanti. Au début, on conçoit le panier de la ménagère qui devait être le référentiel du SMIG. C’est donc un salaire tutélaire qu’on proposait aux travailleurs et non un salaire leur permettant de s’épanouir. Le SMIG était proposé aux ouvriers en fonction des situations de chacun : lieu d’habitation (ville ou campagne), niveau d’étude et de promotion, etc. Pendant que l’inflation battra son plein, les ouvriers stagneront dans cette fourchette de salaire de survie que leur donne le SMIG. D’où la nécessité de son changement par le SMIC vingt ans après plusieurs débrayage et de mouvements ouvriers. Ce changement du « G » par « C » est pratique et symbolique.
Il est pratique dans la mesure où il offre une double indexation, c’est-à-dire il maintient d’une part le pouvoir d’achat des travailleurs et d’autre part il est fixé sur la base de la croissance économique.
Ce changement est aussi symbolique parce que le SMIG était un salaire de survie tandis que le SMIC lui, il est défini selon cette idée que comme tout travailleur participe à la croissance de la nation ou de son entreprise, de ce fait, il a le droit d’avoir des jouissances de cette croissance. Et en France jusqu’à présent ce facteur n’est pas remis en cause. Le SMIC a d’ailleurs été revalorisé depuis le 1er janvier 2010 à 8,86 euros l’heure ; soit plus de 60.000 francs guinéens au bas mot.
Pourquoi les travailleurs guinéens ne pourraient-ils pas bénéficier des avantages de la richesse qu’ils créent ?
A mon avis, la seule manière pour les travailleurs de RUSAL d’honorer l’âme du Docteur FOFANA qui est tombé sur le champ de bataille, est de ne pas céder. Ils doivent tout faire pour passer le cap du SMIG à celui du SMIC car le défunt s’est toujours battu pour l’amélioration des conditions de vie des travailleurs guinéens. Et le SMIC est une occasion en or qu’ils ne doivent pas apostropher pour eux et les générations futures.
La Guinée en nous éternellement !
Mohamed KOUYATE,
Etudiant en Master de Sociologie à l’Université de Rouen, France
Spécialité : Changements Institutionnels, Risques et Vulnérabilités Sociales.