CONSOMMATION : ATTENTION, DES JUS FANTA AVARIES SUR LE MARCHE DE FRIA !
Fria aussi cherche désespérément service de contrôle de qualité.
C’est plutôt comme cela qu’on pourrait résumer la façon dont les populations sont souvent intoxiquées par des produits alimentaires. Outre ces jus bizarres que nombreuses personnes consomment avec beaucoup d’allègrement, d’ignorance et de négligence, notre reporter vient de tomber sur d’autres jus Fanta en bouteilles, fabriqués par la BONAGUI.
Où se trouvent actuellement ces casiers dont la date de péremption est passée depuis mai dernier ? Ce n’est pas facile de les retrouver – ils sont apparemment en quantité négligeable. Cependant, pour avoir le cœur net, il suffit d’aller faire un petit tour du côté de l’Ecochard. Dans une boutique, où tout est quasiment insupportable pour la bourse du citoyen moyen, nous avons pu vérifier hier soir, deux casiers de jus Fanta. Près d’une cinquantaine de boites étaient hors de consommation.
Une petite question pour briser la glace : Est-ce que vous savez que vous vendez de jus périmés ? Le commerçant jouant l’innocent, peut être sans arrière pensée, répond, pas du tout étonné : « Donc il y a une date de fabrication ? Donc je vais renvoyer toutes mes bouteilles à mon vendeur. Merci d’avoir attiré mon attention... », bouffonne le commerçant, affichant un air de regret et s’attendant à une autre réaction.
Pendant ce temps, un autre acheteur débarque en trombe et emporte avec lui deux bouteilles de Coca-cola. Mais celles-là devaient périmer en 2010. Jusqu’au moment où nous mettions en ligne ses informations, les casiers de Fanta orange étaient toujours emmagasinés dans cette boutique, ayant le même alignement qu’une école privé, nommée ‘‘La Colombe’’, ainsi que la famille KANTARA. Combien de consommateurs ce commerçant a-t-il intoxiqué depuis la présence de ces casiers dans sa boutique ? Nul ne le sait.
Au-delà du cas de ces jus avariés, il existe malheureusement d’autres aliments qui peuvent gravement nuire à la santé des populations : réputée de bonne qualité, l’huile de palme est souvent mélangée à de la soude caustique diluée pour augmenter son volume ; la plupart des huiles végétales pour la cuisine contiennent à vue d’œil un taux anormalement élevé de cholestérol ; la viande de bœuf est transportée vers les boucheries dans des conditions d’hygiène déplorables ; certains fruits et légumes sont aspergés de produits chimiques pour accélérer leur mûrissement ; etc. et la liste pourrait être plus longue. Les services de sécurité sanitaire des aliments doivent à cet effet prendre toutes les mesures destinées à proposer des aliments aussi sûrs que possible.
Sans parler des poids et mesures qui sont faux : nous nous sommes amusés à peser à l’usine (sur une balance bien étalonnée) plusieurs kilos de viande et du pain. Aucune mesure n’était conforme au poids étalon. Dans le meilleur des cas, le supposé kilo n’a jamais atteint 800 grammes.
Pendant ce temps, que font les services chargés du contrôle et de la qualité ? Strictement rien, sinon que racketter de temps en temps les vendeurs comme pour fermer les yeux sur cette tragédie de la malbouffe.
Cet état de fait est donc une grave menace pour la santé publique. La croissance exponentielle des maladies liées, à la consommation d’aliments avariés ou de mauvaise qualité – maladies cardio-vasculaires, intoxication alimentaire, diabète, etc. - viennent étayer ce triste constat. C’est pourquoi, des dispositions utiles doivent êtres prises afin de sauver des âmes face aux cupidités des commerçants du genre. Les politiques et les mesures appliquées en la matière doivent porter sur l’ensemble de la chaine alimentaire, de la production à la consommation. Aux autorités de Fria de venir poursuivre l’acteur de cette vente illicite de produits surannés. Il y va de la sécurité sanitaire et alimentaire de toute la cité d’alumine.
Mais, il reste difficile d’arriver à des résultats tant qu’il n’existera pas d’associations de consommateurs qui défendraient leurs droits en faisait pression sur les politiques et les producteurs.