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Publié par DIAKITE Mory

 

 

La Grève des battus

La grève des travailleurs de Rusal a bloqué pendant des jours cette compagnie minière. Suivie par l'écrasante majorité des salariés de cette catégorie, son ampleur a été à la mesure de leur colère contre l’augmentation des salaires depuis longtemps, alors que leur charge de travail ne cesse d'augmenter.

Rusal a invoqué, à l'époque, sa mauvaise situation financière pour imposer des sacrifices à son personnel. Aujourd'hui, c'est une des plus prospères compagnies de bauxite. Mais les salaires, eux, sont toujours bloqués. Les grévistes revendiquent l'augmentation de leurs salaires. Ce ne serait que justice qu'ils l'obtiennent.

Cette grève, dont l'ampleur a manifestement surpris la direction, a déclenché les criailleries habituelles sur la production ou des couplets contre « les privilèges » des patrons privilégiés,

Mais aussi les travailleurs exigent le départ du directeur des Ressources Humaines Mr Dimitri qui a tenu des propos injurieux à l’égard des travailleurs. Dans son intitulé de la semaine « Rusal Friguia : les ouvriers exigent le départ du DRH ». Notre reporter Boua KOUYATE revient sur les manquements d’un homme : les travailleurs guinéens font acte d’indiscipline à l’image du pays, apparemment un homme qui cherche à défier une légitimité.
Alors, bien sûr, la grève a conduit à l'annulation d'un grand nombre de sortie de train et au blocage. Cela a gêné la direction. Si le train marche, si l’usine fonctionne et s'il rapporte du profit et des dividendes à Rusal, c'est grâce aux travailleurs, les ouvriers certes, qui préparent la production.

La grève s'est limitée à une catégorie. Mais les revendications des ouvriers n'ont rien de catégoriel, pas plus que ne le sont les raisons de leur mécontentement.
Ils protestent contre leur condition de vie, la cherté de vie. C'est en aggravant l'exploitation que Rusal engrange des profits en croissance. Toutes les catégories de travailleurs sont acculées à la fatigue, à l'usure physique ou nerveuse, à un rythme de travail de plus en plus insupportable, pour accumuler toujours plus de profits qui sont, ensuite, gaspillés dans la spéculation.

En se révoltant contre l'insuffisance de leurs salaires, les ouvriers soulèvent aussi un problème qui concerne tous les travailleurs. Tous subissent les hausses de prix et la multiplication des prélèvements, alors que les salaires n'augmentent que peu ou pas du tout.

Le slogan imbécile « travailler plus pour gagner plus » ne suffit pas. Pendant que le pouvoir d'achat des travailleurs s'effondre, on entend des patrons pérorer sur les « nouvelles pistes » à trouver pour l'augmenter.

Mais il n'y a pas besoin de pistes nouvelles pour savoir que, si le pouvoir d'achat baisse, c'est parce que les patrons ne payent pas le salaire qu'il faut pour faire face aux dépenses nécessaires, à commencer par le loyer d'un logement convenable. Le seul moyen pour les travailleurs d'augmenter leur pouvoir d'achat, c'est de contraindre le patronat à prendre sur ses profits de quoi augmenter les salaires.

Comparé à la perte réelle de salaire que les travailleurs du secteur minier ont eu à subir ces dernières années, le procès verbal de négociation n’est qu’une goutte d’eau dans la mer. Le syndicat le fête comme un grand succès, mais c’est un grand pas pour une revendication.

L’accord comprend une hausse de la cherté de vie sur une de base d’environ 200.000 FG sur les 335.000 Fg précédent. Selon notre rédacteur la prime de sécurité a été revu à la hausse, de 7.500 Fg on n’est passé à 50.000 Fg, l’autre partie de la revendication des ouvriers concernait l’hôpital, désormais la direction se penchera sérieusement sur le cas, mais aussi celui de l’Economat.

Wait and See.

«Préfecture, L’heure du bilan »

Dans son article « Synthèse des travaux de la 1ère session du Conseil d’administratif préfectoral »N.G nous brief le compte rendu de la première session du conseil d’administratif de la préfecture, une session qui a rendu son verdict sous l’égide du 1er magistrat de la préfecture. Mr Chérif Moundjour et ses collaborateurs ont présenté l’ordre du jour et les perspectives à venir pour les échéances prochaines. Dans son allocution le préfet a fixé les objectifs globaux de la session : L’examen et l’appréciation des problèmes administratifs et techniques, ainsi que les collectivités pour l’exercice 2007-2008. Et comme objectif spécifique : la présentation par service des résultats enregistrés et les problèmes identifiés en vue d’apporter des solutions appropriées. Selon notre reporter le C.A a adopté le budget de la préfecture et des collectivités exercice 2008. A la clôture de la session le C.A s’est réjouit du niveau d’exécution des actions dans les structures sanitaires, de la performances des équipes sportives ; déplore la vétuste des centres sanitaires (hôpital d’état, centre de sabèndè et Aviation).le faible niveau de recouvrement des impôts et taxes au niveau de certains CRD ; et félicite pour sa part l’ONG « Yaguine et fodé » pour son soutien inestimable à la formation à la nourriture des élèves du collège de Tormelin. Puis remercie entre autres l’ARSYF et « Défenses des Enfants de Fria » pour leurs efforts sur le terrain.

Dans nos chiens écrasés cette semaine les brèves reviennent comme des marronniers, dans nos colonnes on pouvait lire : 

Le carburant de la colère.

 « Pénurie de carburant ». Depuis des jours, Fria est confrontée à une pénurie de carburants qui paralyse progressivement mais sûrement la vie économique et sociale du pays. Notre ville, offre un spectacle permanent de désolation, caractérisée par de longues files devant les stations d'essence et des attroupements désabusés aux points d'arrêts. Des automobiles passent des heures, à attendre l'hypothétique fourniture de quelques litres. Cette paralysie générale frappe durement les populations déjà éprouvées par les conséquences de la mutinerie. Aux retards d’eau et d’électricité, s'ajoutent désormais la rareté et la cherté des produits de consommation courante. En fait, c'est le pays tout entier qui est aujourd'hui KO.

« Plus de peur que de mal (ade) ! »

C’est un arbre qui a dérangé la quiétude de nos malades cette semaine à l’hôpital Préfectoral de Fria, un flamboyant qui n’a pas résisté au vent violent, s’est affaissé sur le mur jouxtant une école à l’hôpital.  Et notre reporter de crier gare : on risque d’assister à une tragédie notamment pendant les grandes rafales de vent au mois de septembre.

De Marseille à Nice : un pas

Un jeune guinéen décède dans une prison à Nice, d’après le communique de l’AMIGUI et l’AJGF, David Bangoura se serait pendu dans sa cellule, pour la simple raison qu’il a été condamné à 1 an de prison pour séjour irrégulier sur le sol français, mais tout porte à croire qu’il y a une part de mystère sur cette disparut ion, comme l’a été le décès de notre compatriote à Marseille Ibrahima sylla.

Félicitation !

C’est le titre qu’à trouver notre reporter, pour résumer le parcours d’un enfant de la cité, Abou Bacar Diané, un homme qui a mis tout son dévolu aux études, de l’université GAMAL de Conakry en passant par Bruxelles, Mr Diané est aujourd’hui pensionnaire au LEHMAN COLLEGE (USA) où il vient d’obtenir son bachelors (maîtrise, ndlr). Notre reporter qui était présent sur les lieux de la cérémonie de remise a goûté à la parade typiquement américaine.

Enfin dans les carnets roses de notre hebdomadaire, N.G nous fait part de la joie dans la famille Camara, qui n’a pas fait les choses en détails, deux de ses filles hawa et N’sira Camara ont unies leurs efforts pour dire oui le même jour à leur futurs conjoints à la mairie de Fria. En fin de semaine Fatoumata sylla convolait en juste noce avec Mr Fodé Soumah enseignant à l’école la Source( ex Kimbo, ndlr)

En attendant d’autres infos dans les frigos de friainfo, je vous souhaite bonne semaine


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