L'INVITE DE LA SEMAINE: CAMARA CHEICK
Cette semaine friainfo reçoit pour vous, l'une des grandes personnalités qui ont marqué la ville de Fria et son usine (qui a fait de cette ville une cité
cosmopolite). Nous voulons parler de monsieur Camara Cheick qui de par sa gentillesse et le cadre relationnel de ses enfants a impressionné toute une génération d'une ville où la vie se résumait
aux cités. Rencontre.
Friainfo: Bonsoir papa, pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs qui ne vous connaissent pas?
Camara Cheick: Je m'appelle Cheick Diafodé Camara. J'ai été embauché à la compagnie Friguia en 1968. J'ai gravi des échelons avant que je ne
devienne contremaître principal, et plus tard chef de service Génie civil. Après le changement de régime, j'ai été affecté aux mines à Conakry. J'ai pris ma retraite en 1995.
Vous vivez toujours ici?
Oui! Je vis toujours ici avec ma femme et ma famille. Avec ma pension de retraité et surtout l'apport de mes enfants vivant à l'étranger, je vis toujours
paisiblement ici à Fria. J'ai trois filles aux États-unis et une autre en Belgique.
Qui sont ces filles?
Leur grande soeur M'Mahawa, Aicha et Mariam communément appelée Mimi sont en Amérique et Tata qui vit en Belgique.Avec leur soutien, j'arrive à vivre paisiblement à
Fria où j'ai passé la presque totalité de ma vie.
Comment voyez-vous la ville de Fria aujourd'hui?
Oh!!! Oh!!! (Rires). Alors là, c'est catastrophique parce que là quand je me suis retourné à Fria après ma retraite, je ne me retrouvais pas du tout. La ville de
Fria d'hier et d'aujourd'hui, c'est tout à fait différent. Je ne sais ce qui s'est passé. Peut être que c'est les cadres africains qui se sont laissés faire. En tout cas, l'africanisation a été
bafouée. Rien ne va avec des coupures intempestives d'électricité.
Enfin, rien ne marche. Il a même fallu que la population se soulève pourqu'on quitte au moins de la poussière.
Quel est votre plus beau souvenir dans la cité de l'alumine?
Oh! Hésitations. Le plus beau souvenir à Fria, c'est l'ancien temps.
Et votre plus mauvais souvenir?
Mon plus mauvais souvenir, c'est mon affectation à Conakry après le changement de régime pour des raisons non encore inavouées. Peut être que ceux qui l'ont fait
ont des motifs, mais moi on ne m'a jamais fait savoir pourquoi j'ai été affecté à Conakry.
Merci bien papa
Je vous remercie aussi infiniment.
Interview réalisée par Boua KOUYATE
Tel: 60-49-94-53/ 64-66-85-67