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Publié par Friainfo

FRIA, DE "PETIT PARIS DE LA GUINEE" A LA RUINE PAR LA MAFIA DE RUSAL-FRIGUIA. ACTE 2 : LA SOCIETE SEINTA TRAITE LES OUVRIERS DE FRIA DE SOUS-HOMMES ET REDUIT CONSIDERABLEMENT LEURS SALAIRES ET AVANTAGES !

Fria abrite la première usine d'alumine en terre africaine. Avant, tout brillait dans "ce petit bout de la France" sur la terre de la Guinée. Par sa beauté, on l'appelait le "PETIT PARIS DE LA GUINEE". Ses ouvriers étaient les plus productifs et les mieux payés du pays. Leurs salaires dépassaient même de très loin ceux des fonctionnaires guinéen. A l'époque, ils bénéficiaient de plusieurs avantages sociaux qui existaient rarement ailleurs dans le reste de la Guinée. Notamment, les pécules de vacances, les primes de fin d'année, les allocations familiales et l'économat qui, chaque fin de mois, ravitaillait gratuitement les travailleurs de produits alimentaires de toute sorte venus tout droit de l'Europe (riz, sucre, huile, tomate, lait, café, phoscao, beurre, fromage, confiture, chocolat, pomme, sardine, thon, corned-beef, etc.). Cette belle période, de 1956 à 1996, était celle de la société fondatrice de la ville de Fria "PECHINEY". Puis de ACG de 2000-2003.

Mais à partir de 2005, date d'arrivée officielle 0 Fria de RUSAL-FRIGUIA, tout commença à s'écrouler. Pire, après 2012, avec l'arrivée de la société SEINTA PRESTATIONS par le truchement mafieux de RUSAL, les travailleurs ont perdu tous leurs avantages sociaux. A la place de cette dernière qui ne veut pas respecter ses engagements contractuels sur base du code du travail guinéen et de la convention collective du secteur minier, c'est SEINTA qui recrute, signe et gère les contrats, paie les salaires, muselle les syndicats, menace les travailleurs grévistes et licencie en sourdine. Malgré les nombreuses interpellations et revendications des travailleurs, RUSAL fait la sourde oreille et refuse catégoriquement de respecter les droits fondamentaux des travailleurs. Au contraire, elle hurle sur tous les toits que ces derniers relèvent de la société SEINTA. Or, cette société qu'elle a ramené illégalement à Fria n'était accepté que durant la période d'assistance c'est-à-dire avant le redémarrage officiel de la production de 2016.

A Fria, les travailleurs étaient payés par mois de la manière suivante :

ENTRE 1956 ET 2012 :

- Les Directeurs : entre 9 et 11 millions de francs guinéens

- Les Chefs de département : 7 millions de francs guinéens

- Le Contremaîtres : 5 millions de francs guinéens

- Les Agents de maitrise jusqu'à 7ème catégorie  : 3 millions de francs guinéens

A PARTIR DE 2022 :

- Les Chefs de département : 2.66.496 de francs guinéens

- Le Contremaîtres : 2.155.200 de francs guinéens

- Les Agents de maitrise  : 1.636.224 de francs guinéens

- les ouvriers : 1.090.944

MAINTENANT, RUSAL PROPOSE :

- Ouvrier : 1.820.000 francs guinéens

- Employé : 2.203.000 francs guinéens

A vous de comparer

 

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